30.10.09
8.10.09
19.9.09
Prochaine expo: BIARRITZ du 28 sept au 4 octobre pendant le 18ème festival de Cinéma et cultures latinoaméricaines
Expo vente de Daniela Montecinos

Cette artiste chilienne adopte divers supports et techniques : la toile, le collage, le monotype retouché, mais privilégie le dessin. Pas le dessin de contour, particulier au sculpteur, où le trait prend seul en charge le partage des valeurs, mais un graphisme fouillé, ramifié, zébré de stries et de maculatures.
©
Daniela ML
en
12:36
0
invitados
4.7.09
23.4.09
17.2.09
14.2.09
26.1.09
4.1.09
"Une mémoire blessée"
« UNE MÉMOIRE BLESSÉE »
Explorer l’ambiguïté du réel n’est pas pour Daniela Montecinos s’appesantir sur la fonction de la peinture et la manière de la mettre en oeuvre, mais répondre à son irréductible nécessité de traduire ce qui assaille sa supra-conscience. Cependant, le pays au loin, elle est inévitablement subordonnée au souvenir, à une quête identitaire qui attise la nostalgie, à travers des instants de vie soustraits aux strates d’une réalité enfouie. Car ayant enduré le déchirement de son peuple et pour beaucoup le traumatisme de l’exil, Montecinos assume le compromis entre son histoire individuelle et celle de son Chili natal, dont on sait le poids douloureux.
Par conséquent, sa syntaxe ne pouvait qu’incarner le fatum du déracinement, et parallèlement le mythe d’une mémoire blessée, qui va bien au-delà de ses ancrages originels, même si la crispation de son iconographie n’est pas innocente. Ses thèmes sont pourtant familiers. Chiens errants à l ‘arrêt ou en action, à l’affût ou faussement indifférents, articulés par fragments ou dans leur totalité, tête-bêche au arc-boutés sur leur arrière-train, de face ou de profil, repus ou faméliques .... ces canidés rejetés, rompus à la solitude et à l’hostilité de la rue, généralement captés à la dérobée et souvent réduits à leur esquisse, apparaissent rarement agressifs.
Puis on croise ensuite des bicyclettes fatiguées, bancales ou démembrées, ceinturées par un magma de mots épars pas toujours reconnaissables, des chaussures, voire des sandales, isolées ou par paires, frustres ou élégantes, encore entourées de chiens furtifs, de têtes de porcs hilares ou de silhouettes humaines privées de visages, l’air hébété sinon énigmatique, à moins qu’il ne s’agisse de centurions armés évoquant la violence sous-jacente du représenté. Autant de sujets gouvernés par une sémantique de l’éparpillement, eu égard à l’éclatement du tissu narratif, auxquels on adjoindra la série « Anges et mères », avec leurs configurations massives et bosselées proches de la veine expressionniste, dont la présence informe et bousculée nous cueille au plus profond.
Pour camper son vocabulaire Daniela Montecinos adopte divers supports et techniques : la toile, le collage, le monotype retouché, mais privilégié le dessin. Pas le dessin de contour, particulier au sculpteur, où le trait prend seul en charge le partage des valeurs, mais un graphisme fouillé, ramifié, zébré de stries et de maculatures. D’autres fois, la composition est conçue de superpositions, sinon de chevauchements organiques lumineux ou ombrés, ou bien de postures en positif -négatif, pendant que les plages vierges contribuent à la respiration de l’ensemble.
Tour à tour ramassé et fusant, le geste n’a rien ici d’anarchique, mais épouse la pensée qui l'impulse et en dirige la course nuancée, linéaire ou vibrionnante. Tensions interactives et pigmentations, mots signifiants et agrégats tachistes, coloris délavés et partitions stenographiées, scellent alors des alliances contrastées au sein de ces périmètres habités par la houle affective de la nostalgie. Enfin, un métier éprouvé et une main économe, fédérateurs d’une organisation spatiale juste et aérée, couronnent ces images essaimées de sonorités nocturnes et de soudaines fulgurances, où substance et motif s’avèrent indissociables.
Au fil de ce parcours emblématique où la souffrance est intérieure, se cache une tendresse qui n’efface pas toutes les meurtrissures. Daniela Montecinos aime se perdre et se retrouver dans les détours de cette vie en suspens, dont sa mémoire alimente l’âpreté existentielle, mais forte de son tempérament volontaire et conquérant, elle est dans « le sens de la marche ».
gérard xuriguera
paris, décembre 2008
©
Daniela ML
en
19:38
0
invitados
EXPOSITION GNG galerie, 15 janvier-21 février

3, rue Visconti
75006 Paris
00 33 (0)1 43 26 64 71
galeriegng@wanadoo.fr - http://www.galeriegng.com
Daniela Montecinos
Née en 1964, à Vina del Mar, Chili
La main suggère des tracés découpés-blessés la vie respire derrière la figure vibrante et immobile, fabriquée de fusain et papier.
Exposition 13 janvier – 21 février 2009
Vernissage jeudi 15 janvier à partir de 18 heures
©
Daniela ML
en
19:25
0
invitados
29.11.08
20.11.08
Texte par Christian SKIMAO, oct 2008
Exposition Daniela Montecinos
Galerie de la Salamandre
3, place de la Salamandre
30000 Nîmes T. 04.66.76.23.90.
Du 3 au 25 octobre 2008
Une nostalgie cultivée
Fernando Pessoa disait : « Ma patrie est la langue portugaise ». Pour Daniela Montecinos, artiste chilienne, naviguant dans le monde, son langage est la peinture. Mais que peindre face à un sentiment extrême du manque, ce dernier se trouvant être paradoxalement l’un des moteurs de son travail. D’une blessure, l’acte du « faire » s’accomplit au travers d’œuvres. Elles mettent en scène l’errance au travers d’une figuration maîtrisée et cultivée. Des chiens errants accompagnés de textes de poètes comme Javier Bello se disputent avec de grandes toiles aux couleurs passées, fanées devrait-on dire, qui se réfèrent indirectement à l’immense œuvre picturale de Max Beckmann. Le triptyque de « Départ » (1932-33) apporterait alors un certain éclairage sur l’approche picturale de Montecinos. Comme un lointain écho d’une situation, posée à l’aune d’un réel disparu, lieu de tous les leurres et de toutes les illusions.
En revenant sur une autre thématique, celle des couronnes, proches de celles de l’enfance, du tirage des rois lors de la galette de l’Epiphanie, on entre de plain-pied dans un territoire interdit aux autres, celui du souvenir personnel. Et que représentent ces chaussures, celles d’une femme « aux semelles de vent » ou encore une référence aux souliers peints par Van Gogh et dont l’analyse faite par Heidegger et Schapiro a relancé celle de Derrida. Citons le : « Vont-elles rester là, déposées, laissées à l’abandon, délaissées ? » Chaussures d’enfants, d’hommes et de femmes, trilogie qui nous ramènerait une fois encore au triptyque. On pourrait établir sa peinture sous le vocable allemand de « Sehnsucht », qui peut aussi bien se traduire par désir et nostalgie. Ce désir ardent et souvent douloureux que l’on trouverait dans le vocable tchèque « stesk » qui donne son nom à l’exposition.
Que de langues pour parler de peinture. Que de textes qui eux aussi, offrent, à leur tour, une couronne, peinte et /ou feinte au spectateur. D’un art visuel marqué par le sceau brûlant de l’urgence se dresse le tableau d’une mise en scène de l’impalpable. Sentiments mêlés à l’encontre de mondes enfouis, ressurgissant grâce à une figuration savante, Daniela Montecinos brouille les pistes et nous embarque pour des destinations si proches et si lointaines. Humaines, trop humaines.
Christian Skimao
©
Daniela ML
en
00:02
0
invitados





















